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17-02-2018: Des laboratoires du nucléaire à la guerre... (Paris, Île-de-France, FR)

Discussion dans 'Agenda militant - manifestations et évènements' créé par ninaa, 9 Février 2018.

Des laboratoires du nucléaire à la guerre généralisée au vivant

Librairie Publico
145 Rue Amelot, 75011 Paris, France

Samedi, 17 Février 2018 - 04:30 PM
(fin le Samedi, 17 Février 2018 - 07:30 PM)

Fuseau horaire: Atlantic/Reykjavik


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  1. ninaa
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    ninaaMembre du forum Membre actif

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    Fev 2014
    France
  2. anarchiste, anarcho-féministe, , individualiste
    Samedi 17 février | Rencontre-débat : Le Monde comme projet Manhattan de Jean-Marc Royer
    [​IMG]
    à 16h30

    Rencontre et débat.
    Le Monde comme projet Manhattan
    Des laboratoires du nucléaire à la guerre généralisée au vivant.
    (Editions Le passager clandestin)

    Avec l’auteur Jean-Marc Royer

    Le monde comme projet Manhattan. Des laboratoires du nucléaire à la guerre généralisée au vivant est un ouvrage important, ouvrant à des réflexions essentielles sur la question du nucléaire et de ses multiples conséquences. Si Jean-Marc Royer consacre les deux premières parties de son essai à une « toute autre histoire du nucléaire », avec force détails historiques et scientifiques, il s’attache ensuite à pousser l’analyse bien au-delà de l’enquête ou du constat des méfaits d’une « science » quasi déifiée et largement récupérée, en premier lieu par les complexes militaro-industriels.

    Le nucléaire est « la figure de proue d’une civilisation fondamentalement morbide, mortifère et autodestructrice qui s’est violemment imposée en Occident depuis deux siècles. » Mais cette prémisse posée, il est crucial d’appréhender et de croiser les dimensions historiques, politiques, philosophiques et industrielles de la question pour cerner dans le détail comment le nucléaire a profondément changé les perceptions humaines et sociales au plan planétaire et pour comprendre, par exemple, « de quelle manière les États-unis en ont usé pour s’attribuer le rôle de gendarme du monde depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale ». Cela, dans la perspective de résister à une fatalité entretenue par un imaginaire du progrès… Entendez du profit. La seule position politique et philosophique qui rende compte de l’essence du nucléaire consiste à soutenir que c’est « un écocide et un crime contre l’Humanité de type nouveau », au vu de ses effets quasi irréversibles.

    Dans la seconde partie du Monde comme projet Manhattan, Jean-Marc Royer revient donc sur l’origine de l’ère nucléaire et insiste « sur le fait que la stricte contemporanéité d’Hiroshima et d’Auschwitz n’est pas fortuite, qu’elle ressort des mêmes “secrets de famille” du capitalisme, et qu’en outre la conjonction de ces deux crimes contre l’humanité dans les années 1940 est le signe d’une rupture historique fondamentale », sur fond de synergie entre capitalisme et connaissance scientifique. Il est d’ailleurs intéressant d’observer que la mémoire de ces événements historiques est différemment traitée dans l’histoire officielle, et que jusqu’à aujourd’hui, les effets des catastrophes nucléaires sont généralement minorés et que perdure le réflexe de déni de la part des autorités et des industriels concernés.

    Août 1945, bombardements des villes d’Hiroshima et de Nagasaki, deux sites choisis sciemment pour « causer le maximum de dégâts et de pertes en vies humaines ». Cet assassinat de masse, justifié comme la seule solution de mettre fin à la Seconde Guerre mondiale, est en fait l’aboutissement inévitable du projet Manhattan. Durant quatre années et dans le plus grand secret, le projet a été préparé par des scientifiques, les industries de pointe étatsuniennes (de Monsanto à Westinghouse), l’État et l’armée.

    Le Monde comme projet Manhattan. Des laboratoires du nucléaire à la guerre généralisée au vivant de Jean-Marc Royer est le récit documenté de l’histoire secrète de ce projet. L’auteur montre comment la recherche d’une « solution totale » prit le pas sur toute considération humaine. Le nucléaire constitue ainsi une transgression majeure des interdits sociaux fondamentaux sous l’égide d’une « rationalité calculatrice ».

    Le projet Manhattan, contemporain d’une entreprise de mort massive mise en place à Auschwitz-Birkenau ? Auschwitz et Hiroshima-Nagasaki sont-ils deux moments qui représentent l’aboutissement d’une alliance entre science et capitalisme industriel, illustré déjà par les premières lois eugénistes et la « grande boucherie » de 1914 ?