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J'ai peur d'aller dans les manifs !

Discussion dans 'Discussion générale' créé par pilou-ilou, 4 Mai 2017.

  1. Barbe_Noire ou l'un de ses multi-comptes
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    Barbe_Noire ou l'un de ses multi-comptesPirate & corsaire Expulsé par vote

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    Août 2016
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    Joli :)
     
  2. kuhing
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    kuhingMembre du forum Compte fermé Membre actif

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    Juin 2017

    Oui c'est ce que je voulais dire : "interdit de distribuer des produits qui ne t'appartiennent pas" ou laisser utiliser des services publics payants, gratuitement.
    C'est plus que "parce que la propriété privé est sacrée pour le capitalisme" ( plus que de l'idéologie, je veux dire ) mais parce que si ça se passe, le système s'écroule.
    Une manif n'a jamais fait tomber le système à ma connaissance même avec un debut de cortège agité.
    C'est pour ça qu'elles sont (la quasi totalité du temps) autorisées.
    Laisser rentrer les voyageurs gratis dans le métro ou le train et toujours interdit.
     
  3. ninaa
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    ninaaMembre du forum Membre actif

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    Fev 2014
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  4. anarchiste, anarcho-féministe, , individualiste
    Distribuer des produits qui ne t'appartiennent pas en droit pénal c'est du vol... donc c'est logique qu'une société capitaliste n'autorise pas le vol comme mode de protestation (autorécup en langage militant...)!
    Comme je l'ai signalé plus haut les manifs ne sont pas forcément autorisées (ce qui revient à les interdire). Et même quand elles sont autorisées elles peuvent être violemment réprimées sans aucune "provocation" préalable des manifestants... (voir la vidéo que j'ai postée sur la manif sauvage des Tunisiens).
    Jusqu'ici rien n'a fait tomber le système... Je ne crois pas qu'il y ait de méthode miracle pour aller dans cette direction, chacun fait selon ses désirs, préférences et moyens, du moment que ça va dans le sens de la rupture avec l'Etat et le Capital, vers l'idéal égalitaire et antiautoritaire, tout est bon à prendre à mon avis, appels au boycot, ZAD, expériences d'autogestion, occupations, manifs violentes ou pas pourvu qu'elles ne soient pas récupérées par des politicards, collages d'affiches, articles, bouquins, films, débats, squats, occupations, grève, sabotage, et même autocollants (bien plus efficace qu'on ne croit pour faire partager des idées!)... Et même discussions sur des forums public!
     
  5. Marc poïk
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    Marc poïkSous l'arbre en feuille la vie est plus jolie Membre actif

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    Déc 2016
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    Le problème de l'être vivant c'est que quand on lui tend une carotte il court après. Le capitalisme le sait et c'est pourquoi il distribue des carottes de ci de là. Ce faisant un très grand nombre devient docile voir collabore avec le capitalisme. Le poison entre en nous et il n'en ressort plus. On en devient esclave. Tant que on acceptera leurs carottes Mausanto-Bayer;) plutôt que de faire pousser les nôtres le système perdurera.
     
  6. Oni21
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    Oni21Membre du forum Membre actif

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    J'avais bien aimer les mecs d'EDF qui avait couper l'électricité aux parlementaires. Après preuve qu'il avait été efficace, de mémoire il avait pris cher. Je trouve qu'en tant que travailleur on a des armes bien plus efficaces que si l'on se met sur le terrain des forces armées, car dans ce cas mis à part insurrection très massive de la société ça donne un bain de sang et après on rentre chez soi. Il n'y a qu'à voir en Afrique comment cela se passe. L'arrêt du travail où la redistribution de ce que l'on produit gratuitement me semble avoir une meilleur efficacité.
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    J'avais bien aimer les mecs d'EDF qui avait couper l'électricité aux parlementaires. Après preuve qu'il avait été efficace, de mémoire il avait pris cher. Je trouve qu'en tant que travailleur on a des armes bien plus efficaces que si l'on se met sur le terrain des forces armées, car dans ce cas mis à part insurrection très massive de la société ça donne un bain de sang et après on rentre chez soi. Il n'y a qu'à voir en Afrique comment cela se passe. L'arrêt du travail où la redistribution de ce que l'on produit gratuitement me semble avoir une meilleur efficacité.
     
  7. ninaa
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    ninaaMembre du forum Membre actif

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    Fev 2014
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  8. anarchiste, anarcho-féministe, , individualiste
    Chacun est efficace dans son domaine, c'est pas la course, on devrait voir toutes ces actions comme complémentaires.
    Cela dit s'il y en a qui se sentent vraiment d'intégrer l'armée pour changer les militaires en révolutionnaires anti autoritaires je ne vais pas les en empêcher mais je pense qu'ils vont vite en avoir marre (quoique je n'ai jamais entendu parler de tels activistes!).
    Bref ne vous laissez pas décourager, pourvu que ça soit sur des bases anti autoritaires et anti inégalitaires dites-vous encore une fois qu'il n'y a pas de solution miracle et que toute action peut aider à faire partager les idées libertaires.
    Il y a quelques années j'animais avec mon compagnon une émission sur Radio libertaire, "Y en a pas un sur cent", qui donnait la parole à toutes sortes de militants anarchistes, des autonomes, individualistes, organisationnels (FA, UA, CNT...), anarcho syndicalistes, squatteurs, anarchopunks... Certains s'étaient intéressés à l'anarchisme après avoir vu un simple autocollant dans la rue, d'autres suite à un mouvement social, d'autres encore après une lecture, une rencontre... Pour les anarchopunks le plus souvent c'était lors de concerts, une table de presse antifasciste.
    Ce qui sensibilise les uns laissera indifférent les autres...
    Pourquoi mettre tous ces actes en concurrence plutôt qu'en complémentarité?
     
    pilou-ilou et mc² aiment ça.
  9. pilou-ilou
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    pilou-ilou  Comité auto-gestion Membre actif

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    Avr 2016
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  10. libertaire, anarchiste, féministe, anarcho-syndicaliste, syndicaliste, auto-gestionnaire, synthèsiste, anarcho-fédéraliste, anti-fasciste, anti-autoritaire
    d'accord ! j'ai pas la solution bien évidemment. Mais quand une erreur douloureuse se répète dans ma vie, je réfléchis pour pas que cela se répète.
    Apparemment les manifestations de nos jours attirent beaucoup les médias sur les revendications et messages. Ce qui est bien en soi ( si bien sûr les médias ne déforment pas trop les messages revendicatifs ).
    Mais apparemment les lois sont votées. Des blessés qui ont du mal d'ailleurs à se faire reconnaître comme victimes des violences policières.
    Donc bilan. Rien ne bouge et blessés ( parfois très grave ).
    D’où réflexion sur les modes de contestations plus efficaces, comment éviter les pièges policiers.
    A mon avis les gens se fédèrent autour de causes qui gagnent. Depuis plusieurs décennies les gens ont l'impression que manifester ça sert à rien et c'est hyper dangereux.
    On pourrait créer du neuf ?????
    C'est un peu bête de répéter toujours les mêmes choses qui donnent les mêmes résultats.
     
  11. ninaa
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    ninaaMembre du forum Membre actif

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  12. anarchiste, anarcho-féministe, , individualiste
    Je ne peux que répéter ce que j'ai dit plus haut:
     
  13. ninaa
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    ninaaMembre du forum Membre actif

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  14. anarchiste, anarcho-féministe, , individualiste
    Des conséquences psychologiques du climat violent en manifestation
    [​IMG] [​IMG] [​IMG] publié le samedi 15 février 2020 à 03:13 | Des conséquences psychologiques du climat violent en manifestation - texte repris de Lauriane Perez, psychologue | gilets_jaunes
    Lieux:

    Aller en manifestation est loin d’être un acte anodin. Aujourd’hui, dans le cadre des manifestations liées au mouvement des Gilets Jaunes, il est possible de recenser un grand nombre de blessures physiques. En revanche, les conséquences psychologiques restent beaucoup moins abordées.


    Il est important de noter qu’une manifestation telle qu’elle se déroule dans le cadre de ce mouvement (mais aussi dans toute manifestation teintée de violence) présente de nombreux facteurs de risque de développer ce que l’on appelle un syndrome de stress post-traumatique (SSPT).

    Quand nous parlons de traumatisme, nous ne parlons pas de l’événement en lui-même mais des effets psychologiques de celui-ci ce qui induit un facteur de variabilité subjective. Tout le monde ne vivra pas le même événement de la même façon, les effets psychologiques seront donc différents. Il est néanmoins possible de repérer les facteurs de risques qui rendent un événement particulièrement traumatogène. Parmi ceux là, nous pouvons relever :


    – le caractère soudain de l’événement (impact particulièrement présent chez les personnes qui manifestent pour la première fois et qui ne s’attendent pas à la violence qu’elles y rencontrent)


    – les stimulations intenses (bruits pénétrants des grenades de désencerclement ou des cris, sensation d’étouffement ou perturbation du champs de vision liées au gaz lacrymogène, bousculades…),


    – la confrontation à la réalité de la mort via le danger d’atteinte à son intégrité physique (répression violente, être nassé sans possibilité de fuite, être blessé ou témoin de blessures graves, sentiment d’être menacé par un agent de police armé…)


    – le caractère intentionnel et humain de ces actes destructeurs (porté par le discours du gouvernement qui légitime la répression policière là où la police est d’abord associée à la protection du citoyen)


    – la sensation d’être humilié ou dénigré (qui peut d’ailleurs être la cause de l’engagement dans la lutte sociale)


    – le sentiment de perte de sens de l’action (qui peut être présent quand la lutte est longue où sans résultat satisfaisant)


    – la vulnérabilité physique et/ou psychique (que l’on retrouve chez des manifestants récurrents qui peuvent être fatigués, voire déjà traumatisés ce qui réactualise le trauma en permanence)

    Il est important de différencier le « choc psychologique » du syndrome de stress post-traumatique. Avoir subi un choc psychologique est néanmoins un facteur de risque de développer un SSPT.

    Une personne confrontée à un événement traumatogène (autrement dit soudain, violent et qui le confronte à la réalité de la mort) peut subir un choc psychologique qui prend la forme d’une sidération, d’un black-out durant lequel la personne ne pense plus, n’a plus ni d’émotions ni de sensation et reste tétanisée. Cet état est transitoire mais peut durer de quelques secondes à quelques heures. La personne choquée peut fonctionner en pilote automatique et rentrer chez elle par exemple. Cet état de choc peut donner à la personne la sensation d’avoir vécu une petite mort, une expérience qui la sort de l’expérience commune des autres humains. Elle peut donc se sentir en dehors de la réalité commune et se vivre ainsi rejetée, exclus.

    Si cette personne choquée peut verbaliser très rapidement son vécu, ce qu’elle a vu, ce qu’elle a pensé, ce qu’elle a ressenti, ce qu’elle a fait dans un espace où elle se sent entendue, reconnue, ré-inclue, le choc peut s’estomper. Il est donc primordial qu’après une manifestation, les personnes qui ont été choquées puissent être entourées.

    En revanche, si le choc est trop intense, si l’individu a la sensation d’être isolé, seul avec son vécu différent, s’il ne se sent pas compris, s’il est culpabilisé de ce moment de vulnérabilité ou de s’être ainsi exposé, s’il a un sentiment de perte de sens d’autant plus grand, s’il ne prend pas le temps de reposer avant de se confronter à nouveau aux même stimulations (retour en manifestation ou regarder des images qui réactualise l’état de choc), il risque développer un SSPT.

    Le SSPT peut se déclarer de différentes façons (également à retardement) mais on repère toujours :


    – des réminiscences (flash-back et/ou cauchemars incontrôlables qui tournent en boucle. La personne peut même avoir l’impression de revivre l’événement traumatique et déclarer des attaques de panique)


    – des troubles de la mémoire (souvent avec une amnésie de certains éléments et une hypermnésie d’autres moments qui reviennent à l’esprit de manière très détaillée)
    état d’hypervigilance (la personne est toujours sur ses gardes et se sent menacée en permanence. Par exemple, elle sursaute au moindre son soudain ou inhabituel, elle a des réactions de défense ou de fuite si on la touche ou si elle voit un agent en uniforme…)


    On peut également repérer d’autres signes du SSPT comme :


    – un évitement de tout ce qui peut éveiller les réminiscences (souvent l’individu évite de retourner sur les lieux des manifestations, de regarder des images qui les lui rappelle ; elle peut même arrêter la lutte)


    – un détachement émotionnel partiel (associé à l’événement traumatique qui est banalisé) ou total (l’impression d’être vide et de ne plus rien ressentir).

    Si cet état perdure dans le temps, il peut avoir des conséquences sur l’humeur (agressivité, angoisses permanentes, développement de phobies, dépression…), sur la sphère cognitive (trouble de la concentration et de l’attention) et sur la sphère sociale (méfiance, rejet des autres, sentiment d’être incompris). Cette contamination peut ainsi envahir tous les pans de la vie de la personne que ce soit sur le plan professionnel, relationnel ou émotionnel.

    Il est donc important de garder à l’esprit que participer à des manifestations au climat violent est un facteur de risque de développer un trouble psychique envahissant et ce, même si la personne n’est pas blessée elle-même. Néanmoins, il est possible de prévenir ce risque en créant un groupe uni, bienveillant et à l’écoute qui va conseiller à la personne de faire une pause dans sa confrontation au risque le temps qu’elle se rétablisse pour éviter d’aggraver son anxiété et ce, sans culpabilité. Certaines personnes auront pour cela besoin de se sentir utile dans la lutte par le biais d’autres tâches concrètes moins exposantes afin de ne pas se sentir exclus. Enfin, dans le cas où la personne développe les symptômes d’un SSPT, il est important de ne pas laisser le trouble et la souffrance s’enkyster au risque que cela ne s’ancre plus profondément dans la personnalité et l’existence de la personne. Pour cela, consulter un professionnel du soin s’avère être nécessaire. L’entourage aura dans ce cheminement un rôle primordial de déculpabilisation et d’accompagnement car lutter peut être associé à »être fort » et donc à »ne pas être vulnérable » ce qui n’est pas toujours la réalité émotionnelle du militant de terrain.

    Pour aller plus loin :

     
  15. ninaa
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    ninaaMembre du forum Membre actif

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  16. anarchiste, anarcho-féministe, , individualiste
    Déplacement collectif - S'organiser contre la police/justice